outil_sculpture
 
 
 
 
 
outil_barbele
retour accueil
outil_jumelle
Retour page précédente

Hommage au cimetère Parisien d’ivry Sur Seine


11 octobre 2008
Cette année, l’amicale de Châteaubriant, Voves, Rouillé veut rendre un grand hommage à la jeunesse résistante lors du 67ème anniversaire des fusillades des premiers résistants otages à Châteaubriant, Nantes, au Mont Valérien, à Souges.


Ici même, sont ensevelis des dizaines de jeunes aux côtés de leurs aînés, assassinés pour un tract distribué, pour un mot d’ordre écrit sur un mur, un arbre, une participation à un rassemblement interdit ou des sabotages et actions armées.
N’oublions pas que la première manifestation d’ampleur est celle des jeunes lycéens et étudiants le 11 novembre 1940. Tant d’actes qui exprimèrent l’insoumission à l’occupant nazi et à la collaboration française. La jeunesse a pris une grande place dans la Résistance, elle a payé certainement le plus lourd tribut.
Ils furent dans les premiers arrêtés, fusillés. Leurs noms sont inscrits dans l’histoire de la France, pas _ seulement parce que leur vie a été interrompue précocement mais parce que leurs actes ont été déclencheurs de résistances et leurs messages, leurs appels nous interpellent encore aujourd’hui.
Les derniers mots de leurs lettres à leurs proches, à leurs camarades de combats rappellent le sens de leur engagement dans la Résistance, leurs idéaux de liberté, de paix et d’amour. Toutes et tous projetaient un avenir meilleur. De tout cela, les livres d’histoire sont quasiment muets malheureusement.
« Soyez dignes de nous ! », avait appelé Guy Môquet, jeune résistant communiste, l’un des plus jeunes fusillés.
Dignes, la Résistance, le monde du travail, ses organisations syndicales, politiques le seront. Aragon écrira : « Qu’ils représentaient mieux la France que ceux qui les ont désignés à leurs bourreaux ».
Ils intensifiaient leurs combats pour la libération de la France et de l’Europe du nazisme.
Mais surtout, ils répondront aux espoirs en bâtissant un programme avec le CNR [1] qui s’appuyant sur les luttes du Front populaire permettra à la France de retrouver son indépendance politique, économique en ouvrant des chemins pour le progrès social et démocratique.
Oui, la Résistance a ouvert la voie pour la construction d’une société nouvelle. Aujourd’hui, le patronat, des forces politiques veulent une revanche en affirmant qu’il faut détruire toutes les avancées du CNR, qu’elles n’ont plus cours, que l’argent est l’objectif de l’action des peuples et l’humain doit être mis au service de celui-ci. La crise financière actuelle, je dirai la faillite de cette conception de société est avérée. C’est une fausse route et il est vital de construire autrement les fondamentaux de notre société. Résister, s’écrit au présent, disent les acteurs de la Résistance.
Cela interpelle tous les progressistes, tous les partisans d’un monde où l’humain sera le sens, le but de la mondialisation des relations et des échanges entre les peuples.
Il est urgent d’inventer, d’agir pour une humanité reposant sur le progrès social, la justice sociale, la démocratie, les libertés, la paix.
Remettons au grand jour, les messages, les appels de ceux et celles qui allaient à la mort avec la certitude que d’autres agiraient derrière pour les mêmes idéaux.
C’est le plus grand hommage que nous pouvons faire à toutes celles et tous ceux qui ont payé de leur vie leur vision de l’émancipation humaine.
C’est cela qui compte par-dessus tout aujourd’hui.

Pour l’Amicale,
Le Secrétaire,
Hubert DOUCET


[1Comité National de la Résistance


 
 
Retour haut de page - Accueil - Plan - Contact - Webmaster - Liens - Infos Légales