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Les démarches de l’Amicale et les refus des ministres...


De mai 1960 à février 1971.


6 mai 1960 - Suite à une Assemblée générale tenue à Drancy le 24 avril et en son nom, F. GRENIER écrit au ministre des PTT pour demander l’édition en octobre 1961 de deux timbres commémoratifs du massacre des otages et propose au ministre de recevoir une délégation de l’Amicale.

12 mai 1960 - M. Michel Maurice BOKANOWSKI, ministre, annonce qu’il transmet la demande à ses services « en vue d’un examen attentif ».

24 novembre 1960 - F. GRENIER renouvelle sa demande du 6 mai.

5 décembre 1960 - M. BOKANOWSKI répond que la Commission consultative des Timbres-Poste vient de se réunir en vue d’élaborer le programme pour 1961.
_ « La Commission, qui se trouvait en présence de nombreuses requêtes concernant des résistants, et dont quelques-unes seulement pouvaient être satisfaites en raison de la nécessaire limitation des émissions à réserver à la Résistance, a dû faire un choix tenant compte notamment de l’antériorité des demandes présentées ; elle n’a pas reconnu possible de retenir le principe des émissions ayant fait l’objet de votre intervention.
Dans ces conditions, les figurines sollicitées n’ont pu être comprises dans la série « Héros de la Résistance » à émettre l’an prochain dont je viens d’approuver la composition. »

Le 3 octobre 1961, l’attention de la RTF [1]. est attirée par l’Amicale sur le 20ème anniversaire des fusillades. Aucun reportage n’aura lieu, aucune image ne sera projetée de la manifestation qui groupe à la carrière tragique 15 000 participants.

Le 26 septembre 1962, lettre de F. GRENIER à M. Christian FOUCHET, alors ministre de l’Information, pour demander à être autorisé à présenter à « Lectures pour tous » le présent livre à l’occasion du 21è anniversaire des fusillades. M. FOUCHET ne répond pas.

Le 9 septembre 1963, intervention de F. GRENIER auprès de M. BORDAZ, directeur général de la RTF :
« J’ai entendu cette année à « Lectures pour tous » l’analyse d’un livre faisant l’éloge de Pierre Laval. J’ai vu apparaître au petit écran des auteurs de livres dont l’attitude pendant l’occupation n’a pas été, c’est le moins qu’on puisse en dire, des plus courageuses. Je pense que les martyrs de Châteaubriant devraient, pour le moins, bénéficier de la même sollicitude à l’occasion du 22è anniversaire de leur mort héroïque. »Aucune réponse.

Le 12 mars 1966, F. GRENIER pose une question écrite à M. POMPIDOU, Premier ministre, dans laquelle il rappelle « que l’année 1966 marquera le 25è anniversaire de deux grands événements de l’histoire française :

a) en mai 1941, l’héroïque grève des mineurs du Pas-de-Calais et du Nord de la France ;

b) en octobre 1941, le massacre de 48 patriotes de Châteaubriant et Nantes, de 50 autres à Bordeaux, tombés pour la France, « La Marseillaise » aux lèvres. Il lui demande quelles mesures il entend prendre pour faire connaître ces hauts faits de la Résistance française :

1° par des émissions télévisées et radiodiffusées (dont l’une ayant pour thème la grande grève patriotique des mineurs a été réalisée, mais est demeurée sans jamais avoir été projetée, dans les archives de l’ORTF [2] ) ;

2° par la possibilité donnée aux auteurs des livres consacrés à ces évènements (tels « L’Aurore se lève au pays noir, Ceux de Châteaubriant ») de les présenter au public au cours des émissions régulières de présentation de livres à la radio et à la télévision. »

La réponse : la radio (France Culture) a consacré en 1964 une émission à la grève des mineurs mais la télévision n’a aucune émission sur les sujets demandés. D’autre part, les livres cités ne sont pas « des ouvrages récemment publiés » et ne peuvent être considérés « comme une actualité littéraire ».

(Or le livre L’Aurore se lève au pays noir était sorti des presses au début de février 1966 - un mois avant la question écrite. Quant à Ceux de Châteaubriant, l’interdit l’a frappé dès sa parution.)

Le 12 mars 1966, F. GRENIER demande à M. MARETTE, ministre des PTT, de bien vouloir commémorer les deux anniversaires par l’édition de deux timbres : l’un reproduisant le Mémorial des fusillés de la Citadelle d’Arras, l’autre le Monument national du souvenir de Châteaubriant. Le ministre n’a pas répondu.

Le 24 janvier 1971, F. GRENIER écrit au président du Conseil d’Administration de l’ORTF, M. Pierre de LEUSSE, pour attirer son attention sur le 30è anniversaire des fusillades de Châteaubriant.

Le 4 février, M. Pierre de LEUSSE répond favorablement et M. Pierre DESGRAUPES, directeur des informations de la première chaîne de Télévision, précise le 8 février :

« Bien que cette date soit assez éloignée, je peux, d’ores et déjà, vous donner l’assurance que nous consacrerons, à cet anniversaire, une émission sur la première chaîne de Télévision.
Je vous saurais gré de bien vouloir prendre contact directement avec moi, à ce sujet, dans le courant du mois de juin prochain, afin que nous puissions convenir ensemble de la manière dont ce programme pourrait être réalisé, à la satisfaction de tous »

Cette entrevue avec M. DESGRAUPES a eu lieu fin juin.
La présente édition de ce livre est imprimée avant le 30è anniversaire, et il n’est pas possible de confirmer si la promesse de réaliser une émission sur Châteaubriant se réalisera.
Néanmoins, l’auteur a tenu à rendre publique, et pour s’en féliciter, le changement d’attitude de la part des responsables de l’ORTF.


Sources : Ceux de Châteaubriant - F.GRENIER - Editions Sociales 1979


[1R.T.F : Radio Télévision Française

[2O.R.T.F : Office de Radiodiffusion-Télévision Française


 
 
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